"Mademoiselle": extrait!

"Mademoiselle": extrait!
Aujourd'hui, un extrait de "Mademoiselle", le roman que je suis entrain d'écrire. C'est l'histoire d'une jeune comédienne d'une vingtaine d'année qui veut vivre à fond, quitte à se prendre un mur de temps en temps. Dans ce passage, qui se situe au début du roman, elle recontre Jeremy, un acteur de 30 ans son aîné qui va devenir une des personnes les plus importantes à ses yeux, lui servant tour à tour d'amant, de mari, de père et d'ami. Elle en aura une petite fille.

["Je vivais enfin sans peur du lendemain. J'avais confiance en cette nouvelle vie, un peut trop peut- être. Je fonçais tête baissée à la conquête de mon monde, étant résolue à saisir chaque opportunité quelle qu'elle soit. C'est ainsi que j'entrai quelques mois plus tard, dans ma première relation durable avec Jeremy. Je l'avais rencontré lors d'une soirée chez Fanny, que je n'aurais raté pour rien au monde. Organisatrice de soirée était un rôle qu'elle n'endossait pas souvent et plus que tout, je voulais assister à la grande première. Elle nous présenta soigneusement, comme tout ce qu'elle faisait, en y mettant les formes. Elle avait été maintes et maintes fois sa partenaire à l'écran et semblait lui être très proche. Elle aurait pu lancer la conversation, mais préféra nous abandonner, pour d'autres invités. Je restais là, toute petite, malgré mes dix centimètres de talons, n'osant ni parler, ni bouger. Peut- être étais- je un peu impressionnée. Je préférais me taire, à l'idée de brusquer son apparente timidité. Je tentais d'enregistrer discrètement ses traits de dandy britannique que je trouvais si séduisants, lorsqu'il parla enfin, attirant par le son de sa voix, mes regard au plus profond du sien;

- Mademoiselle...

Ces quatre syllabes, petits morceaux de plaisir glissant délicatement de ses lèvres au miennes, mirent plusieurs secondes à s'assembler dans ma tête. Et lorsque j'eus enfin reçu le mot dans son entier, j'eus l'impression de le redécouvrir. Jamais je ne l'avais entendu prononcer de cette façon. Ce simple titre de politesse avait prit dans sa bouche une toute autre ampleur. Je le trouvais soudain sensuellement sublime; il évoquait une féminité exacerbée, tout en restant incroyablement respectueux et raffiné. Je lui souris et fit un pas vers lui, comme pour mieux entendre ce qu'il avait à me dire. Il semblait hésiter, pourtant je n'avais qu'une envie, l'entendre me parler, encore. Mon regard insistant dû l'encourager, puisqu'il se lança enfin; il fallait qu'il m'avoue quelque chose. Il y a quelques jours, dans un taxi, il avait entendu une chanson et il était immédiatement tombé sous le charme de la fille qu'il décrivait. La chanson n'avait alors cessé de tourner dans sa tête des heures durant, puis avait bien finit par en sortir. Ce soir pourtant, en me voyant au milieu de tous ces gens, elle lui était revenue. Peut- être se trompait- il sur toute la ligne, mais ce signe du destin lui donnait envie de penser que j'étais celle dont la chanson lui avait parlé. Ces mots étaient sortit de sa bouche dans un français légèrement hésitant qui ajoutait au charme de cette déclaration. Ses yeux ne soutinrent pas les miens plus longtemps. Devant mon silence, il laissa paraître une certaine nervosité. Sans doute se demandait- il comment il avait osé me dire tout cela. Séduite, je m'approchai encore un peu plus de lui et glissai ma paume dans la sienne. Il en fut d'abord surpris, avant de laisser son incroyable main recouvrir totalement la mienne. A cet instant, je n'eus plus qu'une idée en tête; quitter cette soirée. L'avoir pour moi, en moi, très vite et pour la vie. Je le tirai à ma suite jusque sur le palier. Etait- ce un leurre? Il fallait que je sache. Nous descendîmes les escaliers; il me suivit sans la moindre résistance jusqu'à l'hôtel du bas de la rue. Je m'arrêtai devant la porte, lui pris l'autre main, et à mi- voix, lui décrivit le début de notre histoire; il n'y avait qu'un moyen pour savoir s'il ne s'était pas trompé. Nous allions entrer; si l'hôtel n'était pas complet, nous prendrions une chambre où il me ferais l'amour toute la nuit. Au matin, nous serions fixé sur la potentialité de notre avenir commun. Sans ajouter un mot, il s'exécuta avec passion. Ces mains, qui quelques minutes auparavant avaient serré les miennes, se promenèrent sur ma peau avec détermination, épousant les courbes de mon corps. Il passa la nuit entière à chercher dans les moindres recoins de moi- même la fille de la chanson. Au levé du jour, il me demanda de l'épouser. Après cette soirée, nous nous revîmes de plus en plus fréquemment, brûlant les étapes les unes après les autres. Quinze jours plus tard, il m'offrit un appartement semblable à celui dont j'avais toujours rêvé. Il souhaitait y vivre à mes côtés. Je savais par Fanny qu'il avait toujours vécu en Angleterre. Il ne venait à Paris que de temps en temps. D'ailleurs tout ce que je savais de lui, était des suppositions, des 'on dit'. Et je ne m'en portait pas plus mal. Je n'avais que faire de sa vie d'avant. Ses ex- maîtresses, ex- femmes peut- être, les endroits où il avait vécu, les personnes qu'il avait fréquenté... Tout cela me paraissait bien insignifiant. De toute façon, s'il n'avait pas jugé utile de m'en parler, c'était, qu'en toute logique, rien ne devait être assez important pour nécessiter une confession. Il n'en savait pas plus à mon propos et ne semblait pas non plus s'en inquiéter. S'installer dans cet appartement, ensemble, à ce moment précis de nos vies respectives, était une évidence. Nous n'avions plus de passé et ne pensions pas plus à l'avenir. Pour l'heure, il n'y avait que ce grand appartement vide, le léger craquement du parquet sous la pression de nos pas et sa main tirant sur mon bras pour m'entraîner d'une pièce à l'autre. (...)].

# Posté le lundi 26 janvier 2009 16:28

Résolution pour 2009!

Résolution pour 2009!
1: Faire un régime
2: Avoir mon permis de conduire
3: Trouver du taf
4: Finir mon roman
5: Arrêter de me lamenter
6: Moins stresser
7: M'éclater un maximum
8: Continuer à prendre du temps pour moi
9: Essayer d'envisager plusieurs possibilités pour reprendre le théâtre
10: C'est déjà pas mal, non?

# Posté le lundi 26 janvier 2009 09:29

"Bubble gum" de Lolita Pille.

"Bubble gum" de Lolita Pille.
"Bubble gum", c'est l'histoire de Manon, une jeune et jolie serveuse qui vit dans un bled pommé du sud de la France (Terminus) avec son père et qui rêve de vivre comme les mannequins qu'elle croise au détour des pages de magazines. Un jour, un agent la remarque et lui donne sa carte. Elle décide donc de partir pour Paris ses économies en poches, bien décider à enfin réussir sa vie. Sans se douter que c'est le début l'échec. A force d'écumer les soirées banchées, elle rencontre Derek Delano, un jeune milliardaire blasé qui s'épanouit dans les jeux cruels. Il se passionne pour Manon, innocente et naïve petite fille, et décide de la rendre folle, amusement suprême selon lui. Devenue actrice ratée et jet- setteuse accro aux antidépresseurs, Manon va approcher l'enfer au plus près. Seule, consciente de son échec et du mal que Derek lui a fait, elle va donc tenter de se reconstruire par la vengeance.

Avis perso: Déjà fascinée par la brutalité et la vérité de "Hell", je lui suis encore plus depuis que j'ai lu 'Bubble gum". Toujours aussi brute de pomme, Lolita Pille confirme son talent. Désormais, le milieu de la littérature c'est elle aussi et quel bonheur pour nous! Sur ce, je file acheter "Crépuscule ville"!

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 06:41

Je suis jeune et diplomée...

Je suis jeune et diplomée...
Après le bac il y a quatre ans, voilà que je viens d'obtenir ma licence de lettres!
Que de diplomes et que faire avec tout ça (lol)

Voilà une chanson de Zoë Avril très drôle à ce sujet, tout a fait d'actualité et dans laquelle tous les futurs bacheliers, licenciers et autres se reconnaîtrons...

Jeune et Diplômée
paroles et musique: Zoë Avril

Le bac en poche on m'a poussé
Sous une pluie d'arguments bétons
A poursuivre mes études
Parce que je ne suis ni bête ni con
J'ai pas pris la voie royale
Juste une école sans prétentions
Qui m'a fait débourser après l'oral
Des centaines et des centaines de ronds

Refrain:
Je suis jeune et diplômée
Et dois me faire une raison
Derrière mon joli papier
Je suis sans qualifications
Je suis jeune et diplômée
Et pas trop mal embouchée
Je suis disponible sans plus tarder
Et j'sais même faire le café

L'autre jour en consultant les offres
J'tombe sur le poste qui me va
J'ai donc répondu en catastrophe
Avant les mille cinq cents autres candidats
Le lendemain on m'appelle
Une petite voix au bout du fil
Il me dit bonjour vous êtes Raphaëlle
Ben oui qui tu veux que ce soit débile
Vous avez de l'expérience
On peut même dire le profil
Et nous on cherche des jeunes en France
Qui soient dynamiques, volontaires, créatifs, inventifs et mobiles
Je me dis qu'après l'effort
Y aura sûrement le fric
On me dit de bosser un an d'abord
Ensuite se sera cinquante pour cent du smic

(Refrain)

Alors j'épluche les petites annonces
Je fais ma lettre de motivation
Et je guette chaque jour des réponses
Et tout ce qu'on me dit bah c'est non, non, non
Ma petite maman m'encourage
A coup de discours bien menés
Alors que je fais du coloriage
Sur la photo de mon CV
Je me fais les dents de Bugs Bunny
Et les oreilles de Mickey
Une coiffure à la Stéphanie
Sortie d'Amour, Gloire et Beauté
Et des lunettes de soleils
Un chapeau à paillettes dorées de petite vieille
Et une moustache de postier

Refrain:
Je suis jeune et diplômée
Et dois me faire une raison
Derrière mon joli papier
Je suis sans qualifications
Je suis jeune et diplômée
Et pas trop mal embouchée
Je suis disponible sans plus tarder
Et j'sais même faire le café.

# Posté le jeudi 26 juin 2008 05:52

Modifié le lundi 26 janvier 2009 09:15

Berry- "Mademoiselle"

Berry- "Mademoiselle"
Berry
Mademoiselle

Mademoiselle j'ai des secrets
Des choses que je sais, que je tais
Un vieux Bubble- Gum, qui colle au soulier
Comme un homme

Mademoiselle j'ai des regrets
Des choses pas très chics que j'ai fait
Une odeur de rhum, qui colle à la peau
Comme un homme

Je crains d'en savoir un peu trop
L'amour aura ma peau (bis)

Mademoiselle j'ai des frissons
Je tremble pour un oui pour un non
Un Smith & Wesson qui colle à la tête
Comme un homme

Mademoiselle j'ai mes raisons
Une foule de raisons, un prénom
Le filtre d'une Winston qui colle aux lèvres
Comme un homme

Je crains d'en savoir un peu trop
L'amour aura ma peau (bis)

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# Posté le dimanche 15 juin 2008 10:31